Samedi 7 janvier 2012
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21:59
A l'heure de la galette, je vous invite à nous suivre à Frangy, chez les frangypans et frangypanes
. Après nos expéditions neigeuses, nous avons choisi cette petite commune pour sa cascade dont l'accès s'annonçait périlleux, voire fortement déconseillé par l'office
du tourisme de la vallée d'Usse. Mais avec bonheur nous en sommes venus à bout et le spectacle et la difficulté en valait la peine. Nous avons suivi une nouvelle fois une portion du chemin de
Compostelle GR65, qui mène de Genève au Puy en Velay (parcouru en juin). Partis de l'église de Frangy, le sentier s'élève en passant devant une maison forte jusqu'au village de Chaumont,
en
passant devant un charmant lavoir (comme à la maison !!). Nous avons pris le temps de déjeuner, au château, du moins ce qu'il en reste soit un seul pan de mur mais face à un beau
panorama, donnant sur le vuache d'un côté, et le Mont blanc de l'autre désignés par une table d'orientation bien située. Puis en consultant le topoguide-photocopie remis
gratuitement par l'office de tourisme, nous avons été intrigués par l'info donné sur les marmites localisées en contrebas du village de Malpas, au pont de
Pissieu. Le site mérite le panneau installé près du nouveau pont, qui cache juste au-dessous un ancien pont (comme quoi un pont peut en cacher un autre!!) et les exceptionnelles marmites
façonnées par les eaux puissantes du Fornant qui se jettent sur l'autre versant dans une chute
d'eau qu'on ne peut que deviner et entendre, et qui ne s'aperçoit dans sa totalité qu'un peu plus haut dans un virage de la route menant à Musièges. Mais la voir de loin et
l'entendre si proche....nous a incité à désobéir au sage conseil de la frangypane
. Il faut effectivement être
expérimentés (ou inconscients !!) pour se risquer sur les falaises glissantes. Nous avons suivi un sentier au pied du pylone à haute tension qui nous a
permis de descendre jusqu'au torrent du Fornant, mais ne donne malheureusement pas de meilleure visibilité sur la chute d'eau. J'ai lu depuis, sur un site de randonneur qu'au printemps il
fallait s'aventurer dans le ruisseau pour y parvenir et ainsi traverser les gorges, mais à cette saison c'était hors de question. Aussi nous avons rampé, escaladé et tâtonné jusqu'à trouver un accès
possible et là ce fut un spectacle unique qui s'est offert à nous, une chute d'eau d'une cinquantaine de mètre de haut avec un débit puissant qui nous soufflait ses embruns au visage
comme caresse de récompense.
Par BOUGEOTTE
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Samedi 31 décembre 2011
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11:20
Nous n'avons pas résisté par cette magnifique journée ensoleillée, à accéder au sommet le plus haut d'Europe : le Mont Blanc. Certes cette balade là, nous a demandé moins d'effort, mais le panorama spectaculaire sur lequel elle ouvre vaut bien la peine de se mêler à la foule de touristes
qui s'agglutine dans les téléphériques à plus de 70 personnes pour grimper à 3842 m à l'assaut de l'aiguille du midi (26 € ou 52 € en groupant avec l'accès à la mer de glace par train à
crémaillère).
En 2 palliers on accède au plan de l'aiguille (2300 m) puis à la première terrasse de l'aiguille du midi qu'on
rejoint ensuite par ascenseur parcourant les derniers 42 m. C'est l'émerveillement garanti, et le plus fascinant ce sont ces sportifs de l'extrême, que l'on voit s'élancer sur des
surfs, ou à ski et parapente du haut des falaises vertigineuses. Nous nous sommes contentés de maîtriser notre tournis
provoqué par l'altitude, d'apprivoiser quelques merles téméraires, aguichés par notre casse croûte, de parcourir les différentes passerelles, escaliers
et tunnels glacés ouvrant sur l'immensité du paysage à perte de vue et perte de repère,
l'impression de survoler et planer au-dessus du monde...sans voir le temps passer.
Retour à la terre ferme pour attraper le dernier train de
Montenvers, (pas la locomotive à quai,
immobilisée semble-t-il depuis longtemps!) mais ce train à crémaillère qui monte en 20 mn, tranquillement en lacet à flanc de montagne, surprenant un
bouquetin par ci, un skieur hors piste par là, pour mener à la gare de Montenvers située sur l'arrête rocheuse qui surplombe le Glacier de la Mer de Glace ( 7 km de long et 200 m
d'épaisseur). 400 marches permettent de descendre dans cette grotte de glace illuminée de couleurs jouant avec les cristaux et les reflets. J'avoue qu'elle m'a un peu déçue, hors l'exploit pour la retailler chaque été car le glacier avance de 70 m par an, je m'attendais à y
découvrir davantage de sculptures mais après une journée pareille, ma "déception" était un peu malvenue, j'en conviens !
Par BOUGEOTTE
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Vendredi 30 décembre 2011
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18:26
Pour clôturer l'année 2011 en beauté, nous avons squatté le logement du fiston en Haute-Savoie et nous sommes décidés à nous initier à la promenade en raquette.
Pour une première expérience, nous avons choisi comme but : la Cascade du Rouget visitée cet été. Bien informés par l'office de
tourisme de Sixt fer à cheval et équipés par la boutique voisine(4€/demi-journée), nous nous sommes aventurés seuls, dans ce parcours
facile vers celle qui a été nommée en 2009 la
plus belle cascade française "Reine des Alpes" et classée Grand Site National en 1993. Au petit village de Salvagny, nous avons stationné face au tremplin à
ski
Chaussés de raquettes, nous avons emprunté le chemin qui descend près d'une fontaine .
Jusqu'au pont de Sales,
nous avons marché avec plus ou moins d'habileté et nous sommes familiarisés avec notre équipement. J'ai tenté de déstabiliser mon homme
par
des boules de neige, mais même sans, il a réussi à se mettre par terre tout seul.. .Nous avons enjambé le torrent, monté à travers les
épicéas, et atteint la cascade avec une excitation à son comble.
Plûtot que de faire demi-tour, comme on nous l'avait sagement recommandé, mon homme a proposé que nous continuions jusqu'aux chalets des Fardelay
A l'auberge du Lignon nous avons fait notre pause déjeuner.J'ai regretté un instant qu'on ne vienne me servir un petit café...!!
mais savouré notre exploit. Là, l'idée diabolique de poursuivre jusqu'aux cascades de la Pleureuse et de Sauffraz (voir notre rando de cet été) nous a bien chatouillé l'esprit...mais la neige
immaculée, sans trace de pas, le bruit effrayant d'une avalanche, et notre inexpérience, nous ont fait renoncer. Et nous avons repris le chemin inverse faisant crépiter les appareils photos,
jusqu'à retrouver la cascade
où il n'y a pas eu moyen de décider mon Fred à une douche romantique !!
Par BOUGEOTTE
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Mardi 20 décembre 2011
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23:14
En Montagne bourbonnaise se trouve la jolie cascade de la pisserote sur les eaux tourbillonnantes du Barbenan, elle manquait d'eau cet automne, le temps de rechercher dans mes archives, et je vous la montrerais plus fringante en mai 2007.
Par BOUGEOTTE
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3
Samedi 17 décembre 2011
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17:17
Pour notre
fin de week end de Toussaint, nous avons fait un détour, sur notre route par le pays du Ventoux. En voiture, nous avons emprunté
la route en surplomb au-dessus des gorges de la Nesque qui mène jusqu'à Monieux. Le paysage en canyon, rappelle celui du
Verdon que nous avions adoré parcourir en 2007. Nous avons posé notre auto près du plan d'eau du
Bourget (l'autre!) et sommes partis pour environ 3h30 de balade au creux de ces gorges spectaculaires érigées de rochers creusés de
grottes.
On s'élève lentement au milieu des couleurs d'automne puis on arrive face aux falaises de l'autre versant. C'est attirant et vertigineux à la fois, on chemine à flan de
précipices puis arrivons sur une sorte de petite plate forme, comme un balcon au coeur des gorges et j'essaie de dénicher au
milieu des feuillages colorés où peut se nicher la fameuse chapelle St Michel, but de notre balade. Mais tout ce que je découvre ce sont ces parois au décor
onduleux en corniche, les grottes
nous font redevenir un instant à l'état sauvage....
la rivière est complétement à sec, nous retrouvons une signalisation qui nous oriente sur le retour sur Monieux en
1h30, ce qui nous confirme qu'au lieu de retourner sur nos pas nous allons poursuivre la boucle et nous indique surtout, la chapelle à 2 pas. C'est une belle surprise : elle est nichée sous 2
étages de grotte. Les peintures qui se devinent
donne belle allure à ce lieu restauré en 1643. Nous déjeunons sur place au milieu d'un jeu de lumière orchestré par le soleil qui s'infiltre dans le ravin et baigne de mystère cet
ermitage sacré. Puis la montée sur l'autre
versant jusqu'au belvédère de castelleras offre de belles vues
sur "la cathédrale" et le rocher du cire. Nous traversons la route et continuons à grimper de sorte qu'on a l'impression de survoler tels des oiseaux, notre parcours. On aperçoit le plan
d'eau d'où nous sommes partis, et le village surmonté d'une tour de guet tel un éperon.
Par BOUGEOTTE
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