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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 18:26

 

 

Pour clôturer l'année 2011 en beauté, nous avons squatté le logement du fiston en Haute-Savoie et nous sommes décidés à nous initier à la promenade en raquette. Pour une première expérience, nous avons choisi comme but :  la Cascade du Rouget visitée cet été. Bien informés par l'office de tourisme de Sixt fer à cheval et équipés par la boutique voisine(4€/demi-journée),  nous nous sommes aventurés seuls, dans ce parcours facile vers celle qui a été nommée en 2009 la

 

plus belle cascade française "Reine des Alpes" et classée Grand Site National en 1993. Au petit village de Salvagny, nous avons stationné face au tremplin à ski

 

 

Chaussés de raquettes, nous avons emprunté le chemin qui descend près d'une fontaine .
Jusqu'au pont de Sales,  nous avons marché avec plus ou moins d'habiletéhttp://i39.tinypic.com/29zq36f.jpg et nous sommes familiarisés avec notre équipement. J'ai tenté de déstabiliser mon homme par des boules de neige, mais même sans, il a réussi à se mettre par terre tout seul..  .Nous avons enjambé le torrent,  monté à travers les épicéas,  et http://i39.tinypic.com/30bjwug.jpg atteint la cascade avec une excitation à son comble. 

Plûtot que de faire demi-tour, comme on nous l'avait sagement recommandé, mon homme a proposé que nous continuions jusqu'aux chalets des Fardelay

A l'auberge du Lignon  nous avons fait notre pause déjeuner.J'ai regretté un instant qu'on ne vienne me servir un petit café...!! mais savouré notre exploit. Là, l'idée diabolique de poursuivre jusqu'aux cascades de la Pleureuse et de Sauffraz (voir notre rando de cet été) nous a bien chatouillé l'esprit...mais la neige immaculée, sans trace de pas, le bruit effrayant d'une avalanche, et notre inexpérience, nous ont fait renoncer. Et nous avons repris le chemin inverse faisant crépiter les appareils photos, jusqu'à retrouver la cascade

où il n'y a pas eu moyen de décider mon Fred à une douche romantique !!

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 23:14

En Montagne bourbonnaise se trouve la jolie cascade de la pisserotecascade-copie-3.jpg sur les eaux tourbillonnantes du Barbenan, elle manquait d'eau cet automne,cascade-pisserote.jpg le temps de rechercher dans mes archives, et je vous la montrerais plus fringante en mai 2007.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:17

Pour notre fin de week end de Toussaint, nous avons fait un détour, sur notre route par le pays du Ventoux. En voiture, nous avons emprunté la route en surplomb au-dessus des gorges de la Nesque qui mène jusqu'à Monieux.nesque versant retour6 Le paysage en canyon, rappelle celui du Verdon que nous avions adoré parcourir en 20Nesque départ07. Nous avons posé notre auto près du plan d'eau du Bourget (l'autre!) et sommes partis pour environ 3h30 de balade au creux de ces Nesque départ 1gorges spectaculaires érigées de rochers creusés de grottes. Nesque départ 2

On s'élève lentement au milieu des couleurs d'automne puis on arrive face aux falaises de l'autre versant. Nesque départ 6C'est attirant et vertigineux à la fois, on chemine à flan de précipices puis arrivons sur une sorte de petite plate forme, Nesque départ 3comme un balcon au coeur des gorges et j'essaie de dénicher au milieu des feuillages colorés où peut se nicher la fameuse chapelle St Michel, but de notre balade. nesque grotte 4Mais tout ce que je découvre ce sont ces parois au décor onduleux en corniche, Nesque départ 5les grottes

nous font redevenir un instant à l'état sauvage.... la rivière est complétement à sec, nous retrouvons une signalisation qui nous oriente sur  le retour sur Monieux en 1h30, ce qui nous confirme qu'au lieu de retourner sur nos pas nous allons poursuivre la boucle et nous indique surtout, la chapelle à 2 pas. C'est une belle surprise : elle est nichée sous 2 étages de grotte. nesque st michel chapelle0Les peintures qui se devinent donne belle allure à ce lieu restauré en 1643. Nous déjeunons sur place au milieu d'un jeu de lumière orchestré par le soleil qui  s'infiltre dans le ravin et baigne de mystère cet ermitage sacré. Puis la montée sur l'autre versant jusqu'au nesque versant retourbelvédère de castelleras offre de belles vues sur "la cathédrale" et le rocher du cire. Nous traversons la route et continuons à grimper de sorte qu'on a l'impression de survoler tels des oiseaux,  notre parcours. On aperçoit le plan d'eau d'où nous sommes partis, et le village surmonté d'une tour de guet tel un éperon.

nesque versant retour13nesque versant retour12

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 19:41

Les calanques...j'en rêvais depuis longtemps déjà, au fil des reportages suivis à la TV, mais encore fallait-il trouver le bon moment ? Calanques Cassis0Cette fois, la météo était favorable, mais c'était sans compter sur la très populaire course de Calanques Cassis2Cassis-Marseille qui se déroulait le dimanche. Nous avons donc renoncé à mon projet de les parcourir sur 3 jours et patienté jusqu'au lundi matin pour nous rendre à mi-parcours entre ces 2 villes sur le petit chemin du col de la gardiole, ouvert à cette saison. Un garde forestier veillait au bon parcage des autos et faisait ses recommandations sur cette zone qui mérite Calanques Cassis1tous les égards. Munis d'une carte très sommaire diffusée par la ville de Cassis, nous disposions de peu d'information sinon que nous avions environ 6H de randonnée. Arrivés à pied au parking, je m'attendais à trouver des panneaux d'orientation, mais rien, à part cette flèche sur la gauche, indiquant AJ -l'auberge de Jeunesse de la Fontasse. C'est donc sur cette voie que nous nous sommes engagés tranquillement avec en ligne de mire, les falaises du cap canaille de l'autre côté de la baie de Cassis.

On dégote toute une famille de perdrix -au moins 7-qui ne prennent même pas la peine de s'envoler, puis longeons les carrières de pierre avant de surplomber la calanque de Port Miou et ces nombreux bateaux alignés. Calanques Cassis7Calanques Cassis4Puis nous empruntons le sentier côtier, aux roches blanches, lisses et glissantes qui donne un joli contraste avec les eaux turquoises. De la presqu'île de Cacau le point de vue est magnifique, Calanques Cassis9et Fred anticipe déjà le plongeon qu'il va faire dans l'idyllique crique de Port Pin. On s'installe pour un pique-nique sur les rochers où nous nous faisons dorer après une baignadeCalanques Cassis10 inespérée en cette veille de Toussaint. Il est déjà 15h quand nous renfilons le sac à dos pour suivre le GR51 qui grimpe sévèrement. Arrivés au plateau de cardeiron, nous sommes pris d'une hésitation car la descente qui s'annonce sportive dans les rochers abrupts, m'effraie surtout à l'idée qu'il s'agisse d'une impasse et que nous n'ayons d'autres solutions que remonter par cette même voie, ce qui serait haut-dessus de mes forces. Un randonneur nous rassure sur un chemin en bas qui nous permettra de rejoindre le parking de la Gardiole après avoir profité de la calanque qu'il ne faut pas rater : la calanque d'En Vau, tout simplement sublime, un peu fraiche en cette fin d'après midi, mais tellement sauvage, escarpée. C'est d'une réelle splendeur, et un miracle à préserver absolument, à deux pas d'une ville aussi polluée qu'est Marseille. Le plus étonnant c'est ces voix qu'on entend sur les hauteurs : des fans d'escalades qui s'élèvent dans un décor de rêve, improbable. Le retour est savoureux et facile. Nous retrouvons le parking de la gardiole et notre auto bien en contrebas alors que la nuit commence à tomber.

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:06

Nous avons poursuivi ce week-end de Toussaint, St Trop-cap Taillat0en poussant jusqu'aux côtes varoises. La renommée de St-Tropez nous a poussés jusqu'à sa St Trop-cap Taillat1presqu'île. Au pied du village de Ramatuelle, nous nous sommes garés à la plage de l'Escalet. Le parking n'est plus payant à cette saison et nous empruntons le sentier du littoral balisé de jaune.St Trop-cap Taillat2 Il fait un temps magnifique, et le spectacle englobant l'ensemble du cap taillat est un vrai bonheur. Nous escaladons les rochers blancsSt Trop-cap Taillat3 et admirons les cactus qui arborent leurs fruits bien mûrs.St Trop-cap Taillat9 Nous pique-niquons dans une des charmantes petites criques,St Trop-cap Taillat6 sous l'oeil envieux des mouettes. Puis nous  élevons en surplomb dans un sentier bordé d'arbustes jusqu'à la maison des St Trop-cap Taillat8Douanes bâtie sous Napoléon Ier. On arrive sur l'isthme puis nous engageons dans les bois en s'élevant en lacet jusqu'aux rochersSt Trop-cap Taillat11 qui rappellent les paysages corses ou ceux de l'île de Saintes savourés cet hiver. St Trop-cap Taillat13Le panorama est impressionnant : au nord le massif des Maures, à l'est le cap Camarat et les contreforts des Préalpes. St Trop-cap Taillat12Nous nous retrouvons seuls à l'extrémité du cap et découvrons les vestiges d'une batterie de défense côtière à laquelle à succédé un relais de télégraphe abandonné en 1914. On trouve ici St Trop-cap Taillat14des palmiers nains dont les blaireaux et renards assurent la propagation, en ingurgitant les dattes et les rejettant dans leurs excréments en cours de germination. Nous sommes tentés de patienter, ici, jusqu'au coucher de soleil,St Trop-cap Taillat10 mais choisirons finalement d'aller découvrir le port de St Tropez en soirée. Même si l'été est déjà loin, nous nous retrouvonsSt Trop-cap Taillat15 dans le flot de voitures qui circulent sur l'unique route qui conduit jusqu'à Ste maxime et dormirons à St Raphaël. La région quelques jours plus tard, touchée par les inondations, nous semblait pourtant si paradisiaque.... 

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 16:28

Le week-end de toussaint a été l'occasion pour nous, de faire un saut en provence. En mai 2007, nous avions parcouru le colorado provençal, en cheminant sur le chemin des crêtes, et Colorado 9c'est avec plaisir que nous avons redécouvert, en bonne compagnie, le site Colorado 6de Rustrel en savourant les contrastes de couleur magnifiés par l'automne. Ces anciennes carrières d'ocre exploitées jusqu'en 1992 proposent une belle palette de couleur : du "désert blanc" Colorado 11au bel orangé du "cirque de Barriès" barré de rouge-brique Colorado 15et jaune safrané du "Sahara" on en voit de toutes les couleurs. Nos espiègles pColorado 9bisetits cousins, Julien et ManonColorado 1 s'en sont donnés à coeur joie pour nous ouvrir le chemin au coeur des cheminées de fée, grottes et sentiers en surplomb aux allures de montagnes russes, comme un immense terrain de jeu. Quelques vestiges des outils de travail des ocriers, un tuyau par ci, Colorado 14un bout de voie ferrée, Colorado 14bisune ancienne machine par là, rappellent que l'homme a participé à modeler ce paysage. Nous avons terminé Colorado 16 cascadece joli parcours d'environ 7 kms par le site baptisé "la cascade" où chute un léger filet d'eau.

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:22

Cette randonnée est l'une des plus belles que l'on ait pu faire, presqu'à détroner dans mon coeur celle de Chaudefour ! Il faut dire que c'est une enfilade de cascades successives, toutes plus magnifiques les unes que les autres, et qui se termine en bouquet final par une vue grandiose sur le Mont Blanc. Il faut partir de bonne heure, pour Sixt Fer à Cheval pour passer devant la "Reine des Alpes" : la Cascade du Rouget. A 10 h du matin, nous étions seuls pour la découvrir en bord de route. Nous avons laissé la voiture un peu plus haut au parking du Lignon (1180 m) pour emprunter un chemin en sous bois qui grimpe en une quarantaine de minutes jusqu'aux cascades de la Pleureuse et de la Sauffraz. 2 pour le prix d'1, et déjà j'étais comblée, mais c'était sans imaginer la suite....après avoir traversé le torrent, le chemin s'élève, creusé dans la roche avec des parapets pour surplomber la cascade de Sales. Mais J'ai réussi à décider mon homme à nous aventurer hors du sentier en longeant le torrent pour nous mener jusqu'à son pied. Il a relevé le défi, et nous sommes arrivés auprès de la chute en même temps que les rayons du soleil d'août qui venait jouer avec les lumières de son écume - un vrai bonheur ! Le plus difficile ensuite fut de ramper contre la paroi dangereusement, pour rattraper le parcours balisé, mais avec un petit parfum d'interdit et d'exploit qui nous donnait toutes les forces. Le sentier se poursuit dans les gorges vers les cascades du Trainant (résurgences), puis vers l'alpage où sont situés le refuge, la chapelle et les chalets de Sales (1877m), constituant un véritable hameau, planté dans un superbe décor minéral (lapiaz). Peu avant d'y arriver, nous entendons un frêle bêlement juste au dessus de nos têtes, et découvrons un troupeau entier de bouquetins que l'on distingue avec peine dans la roche, et qui pourtant cabriole avec une agilité époustouflante. Puis on continue tranquillement, à plat, sur le Grand Pré, sans effort et avec un oeil à l'affut des marmottes et chamois. il est 13 h passés, et nous commençons à avoir faim, mais nous nous donnons pour objectif un casse-croûte mérité en haut du dérochoir (2171 m) qui se dresse vertical devant nous, et la montée semble interminable. Mais arrivés au bout, à la dernière minute on se trouve face à un décor qui coupe le souffle : le Mont Blanc est là juste en face, on distingue bien l'aiguille du midi, il semble si proche....sa blancheur, sa majesté est une superbe récompense. En bas, à l'aplomb -victime du vertige s'abstenir!- les stations des Houches, de Passy, des parapentes qui voltigent au-dessous de nous, on est au sommet à la brèche du dérochoir, et on savoure la vue près d'1H durant en sympathisant avec les merles d'altitude.

Et il ne reste plus qu'à avoir le courage de se détacher de cette vue, pour reprendre le même chemin, dévalant de cascades en cascades et retrouver notre auto vers 18H

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 10:40

Antoine de St Exupéry écrivait : « Nous n’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants ».

Nous, en l’occurrence,  avons emprunté l’appartement de notre Antoine, mi-août, pour arpenter la terre de sa jolie région d’adoption : la Haute Savoie.

 

Notre première petite balade nous a mené vers la station de Praz de lys à Taninges. Nous avons laissé la voiture devant le chalet de Jean de la pipe (à 1516m), et avons gravi le sentier qui longe le téléphérique menant au Haut Fleury. C’est une balade familiale qui ne demande pas beaucoup d’effort et en à peine ½ heure on profite d’une vue panoramique sur les vallées de l’Arve, du giffre, la chaine des Aravis et le Majestueux Mont-blanc. Le summum, c’est  d’apercevoir rapidement les marmottes, pas très farouches qui sifflent à portée de nos têtes et se laissent admirer, peu craintives. C’est la première fois que nous arrivions à en apercevoir et photographier et nous nous sommes régalés. Ainsi qu'au vu des fleurs que je pensais ne plus trouver fin août. Puis au chalet buvette de Véran (1623m), on arrête déjà de monter pour obliquer sur le sentier boueux des vaches, traverser un ruisseau et déboucher sur ce charmant lac glaciaire, qui laisse se mirer les sommets alentours dans ses eaux vertes (1663m). Afin de ne pas repartir sur nos pas, nous montons jusqu’au chalet du lac Roy, où le troupeau nous donne une version de la pub milka et redescendons sur les chalets, un peu plus abruptement, mais en surprenant les marmottes à revers, ne leur laissant pas le temps de siffler l’alerte si ce n’est pour ce renard qu’elle nous désigne et que nous avons du coup le temps d’apercevoir .

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 14:32

Des vacances d'été ne sont pas des vacances sans ...la Mer ! pour mon homme. Aussi, défiant la météo et les aléas de santé, direction plages et coquillages vers l'océan. Nous avons planté notre tente à la Tremblade où les cabanes de pêcheurs se dévoilent au fil des quais et des pontons avec un charme particulier à la tombée de la nuit. Nous avons pédalé avec joie le long des chemins de la Seudre dans les taillées des marais qui mènent  jusqu'à l'un "des plus beaux villages de France" : Mornac/Seudre. La forêt de la Coubre nous a d'abord donné du mal dès lors que nous nous écartions de la voie verte cyclabe menant de Ronce les Bains à Saint Palais, mais nous avons vite appris à la traverser par les voies de sécurité des pompiers qui filent à travers bois, permettent d'apercevoir un gibier foisonnant : biches sangliers et lièvres et de rejoindre les plages moins fréquentées de la côte sauvage. De la grande Côte à St Palais, part une randonnée de 12,5 kms balisée de blanc et rouge qui part de la plage, oblique au dernier blockhaus, entre dans la forêt des Combots d'Ansoine. On abandonne le balisage GR pour un jaune peu après une hutte de bois où je me suis refais le film de la guerre du feu! puis traversant la D25 on découvre le lac et sa base de loisirs paisible et terminons en beauté par le passage du littoral aménagé du Pont-du-Diable. Les carrelets dessinent des images de cartes postales à découvrir au fil des conches et des corniches et bouclons le parcours en 4 h environ. Un petit tour à Oléron entre amis, au zoo de la Palmyre, une journée sur l'île d'Aix, un petit saut à Brouage, Rochefort et le port de la Rochelle et il est temps de rentrer pour...repartir à la montagne !!

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 10:08

J'avais choisi ces dates de rando pour assister à la fête "du fin gras du Mézenc", prévue à Chaudeyrolles et St Clément. Or pour la dernière étape de cette rando, nous devions rallier St Front au Puy.

Le hic, c'est que je ne disposais pas de carte et avais ainsi, une très vague idée de la distance à parcourir. Mon seul repère était que nous étions proche (à une dizaine de kms) de St Julien Chapteuil où passe le GR65 -voie de Compostelle reliant Genève au Puy en 17 kms et le balisage ainsi assuré. Je n'ai révélé ce "détail" à mon chéri qu'au dernier moment...mais au bout de 25 ans, il sait s'attendre à tout de ma part, et comme il envisage le pire systématiquement, il a relativisé. Sur la documentation mise à notre disposition au "gîte des Mille fleurs", nous avons optimisé l'étape en choisissant de passer par Montusclat. Ce petit village décrit comme "si bien caché dans la pliure des montagnes" par l'écrivain Jules Romains est mis en valeur par la  Communauté de Communes du Meygal  qui a mis en place un jeu de piste à énigme. Amusante idée qui m'a ramené intactes en mémoire, les paroles de la chanson de Mandrin (10 ans de colos ça créé un répertoire!). Une piste VTT, illustrée de panneaux originaux, nous a guidé jusqu'à la voie jacquaire. L'étape longue, jalonnée de Neck, aux allures de château fondu, comme à Eynac-où je me suis crue, replongée dans ma lecture de Malvil, face aux ruines d'un pays ravagé par la folie nucléaire des hommes-

 nous a mené jusqu'à un surplomb au-dessus de la ville où un pélerin a abandonné ses godillots usés. Hésitants nous avons opté pour le chemin de St François Régis, ce qui ne fut pas notre meilleure intuition, car cette dernière débouchant en bord de route, nous a permis de rallier Brives-Charensac en priant le St patron des dentellières de nous protéger de la circulation et retrouver notre auto, laissée 4 jours plus tôt près de la gare.

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