randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Les calanques...j'en rêvais depuis longtemps déjà, au fil des reportages suivis à la TV, mais encore fallait-il trouver le bon moment ?
Cette fois, la météo était favorable, mais c'était sans compter sur la très populaire course de
Cassis-Marseille qui se déroulait le dimanche. Nous avons
donc renoncé à mon projet de les parcourir sur 3 jours et patienté jusqu'au lundi matin pour nous rendre à mi-parcours entre ces 2 villes sur le petit chemin du col de la gardiole, ouvert à
cette saison. Un garde forestier veillait au bon parcage des autos et faisait ses recommandations sur cette zone qui mérite
tous les égards. Munis d'une carte très sommaire diffusée
par la ville de Cassis, nous disposions de peu d'information sinon que nous avions environ 6H de randonnée. Arrivés à pied au parking, je m'attendais à trouver des panneaux d'orientation, mais
rien, à part cette flèche sur la gauche, indiquant AJ -l'auberge de Jeunesse de la Fontasse. C'est donc sur cette voie que nous nous sommes engagés tranquillement avec en ligne de mire, les
falaises du cap canaille de l'autre côté de la baie de Cassis.
On dégote toute une famille de perdrix -au moins 7-qui ne prennent même pas la peine de s'envoler, puis longeons les carrières de pierre avant de surplomber la
calanque de Port Miou et ces nombreux bateaux alignés. 
Puis nous empruntons le sentier côtier, aux roches
blanches, lisses et glissantes qui donne un joli contraste avec les eaux turquoises.
De la presqu'île de Cacau le point de vue est magnifique,
et Fred anticipe déjà le plongeon qu'il va faire dans
l'idyllique crique de Port Pin. On s'installe pour un pique-nique sur les rochers où nous nous faisons dorer après une baignade
inespérée en cette veille de Toussaint. Il est déjà 15h
quand nous renfilons le sac à dos pour suivre le GR51 qui grimpe sévèrement.
Arrivés au plateau
de cardeiron, nous sommes pris d'une hésitation car la descente qui s'annonce sportive dans les rochers abrupts, m'effraie
surtout à l'idée qu'il s'agisse d'une impasse et que nous n'ayons
d'autres solutions que remonter par cette même voie, ce qui serait haut-dessus de mes forces. Un randonneur nous rassure sur un chemin en bas qui nous permettra de rejoindre le parking de la
Gardiole après avoir profité de la calanque qu'il ne faut pas rater : la calanque d'En Vau, tout simplement sublime, un peu fraiche en
cette fin d'après midi, mais tellement sauvage, escarpée. C'est
d'une réelle splendeur,
et un miracle à préserver absolument, à deux pas d'une ville aussi polluée qu'est Marseille. Le plus étonnant c'est ces
voix qu'on entend sur les
hauteurs : des fans d'escalades qui s'élèvent dans un décor de rêve, improbable.
Le retour est savoureux et facile. Nous retrouvons le parking de la gardiole et notre auto bien en contrebas alors que la
nuit commence à tomber.