randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Nous restions 5 jours en ces lieux splendides, alors autant vous dire que j'avais établi un programme chargé pour nous en mettre plein les yeux. Alors certes,je sonnais le clairon un peu tôt le matin, mais personne ne m'en a voulu !
Notre première balade a été consacrée aux calanques de Piana. L'accueil rougeoyant qu'elles nous avaient réservé, le soir de notre arrivée, méritait bien qu'on les explore à coeur.
Après une petite halte à
Porto, premier village sur la route après la plage de Bussaglia (où Fred s'était promis un jogging matinal), nous avons stoppé la voiture sur le parking du stade, après le pont du Mezzanu. Nous
avons immortalisé notre départ sur la passerelle
en bois. Puis nous sommes engagés sur le chemin dallé, soutenu par un magnifique mur de pierres sèches, ancienne voie de passage obligée pour se rendre à dos de mulet, de Piana à Porto et
Ota au début du 19ème siècle. La route Piana-Porto n'a été ouverte qu'à partir de 1850 par Napoléon III. Ce trajet en balcon offre des vues magnifiques sur Piana, la mer et les rochers
de granite porphyrique, roses plus insolites les uns que les autres formant des taffoni (creux dans les rochers).
Maupassant
en visitant les calanques en automne 1880 s'étonna devant "ces rochers de granit rose, haut de 300 mètres, étranges, torturés, courbés, rougis par le
temps, sanglants sous les derniers feux du crépuscule et prenant toutes les formes comme un peuple fantastique de contes féeriques pétrifiés par quelque pouvoir surnaturel..."
La légende prétend que Satan essayait de séduire une bergère de la région, mais n'y parvenant pas, il entra
dans une colère terrible. Il sculpta alors une cité fantastique. On peut y voir aujourd'hui en parcourant les Calanques : la bergère et son mari, le chien, un évêque, et bien d'autres
créatures...
Pour nous, rien de diabolique, à part….mon idée d’enchainer ce sentier avec celui des « roches
bleues », (j’aime ces petits bonus que je suggère à mi-parcours et que personne n’ose me refuser…) !!, résultat plutôt que de rejoindre le parking par la route, nous l’avons longée
jusqu’au chalet, avons salué la petite vierge incrustée dans la roche et entamé une belle grimpette qui nous a ramené à notre point de départ en nous
dévoilant un panorama d’une splendeur mémorable qui a inspiré
cette réflexion à Marine : « si le premier jour c’est ça, que vont être les suivants ». Je jubilais, car la suite fut à la hauteur de mes éspérances…