randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Le lendemain, j'avais repéré sur les cartes postales , tout près, de notre gîte, la cascade
de Runes (bien à mon goût) de 58 m de haut,
pas très loin de Freyssinet sur Lozère .
Le paysage alentours est déjà magnifique et en bord de
route un chaos permet d'englober le panorama.
La cascade est bien signalée,
et le parcours d'une quarantaine de minutes
bien aménagé.
On la distingue rapidement à travers les
arbres. Les escaliers qui nous mène à son pied se termine en petite esplanade. Elle se franchit aisément sans risque et se laisse photographier sous toutes ses facettes, bordée d'un reliquat de
glace qui les semaines précédentes la figeait entièrement.
La météo toujours clémente, nous a en
couragé à enchainer en poursuivant notre route vers le
col de Montmirat, sur les hauteurs de la commune d'Ispagnac pour nous poser au parking des combettes. Un large panneau renseigne sur le circuit des menhirs . Ils sont nombreux dans le secteur et
s'érigent bien droits sur ce décor plat et pauvre en végétation qui tranche subitement avec les gorges escarpées.
Le vent glacial ne rencontre aucun obstacle pour le freiner si ce n'est
que quelques sapins. L'ambiance est un peu celtique et dépaysante.
Nous distinguons de loin un renard,
qui grace au vent ne nous a ni flairé ni entendu. Au sol,
les carlines à feuilles
d'acanthe ou "cardabelle " sont nombreuses,
et je ne résiste pas à en ramasser une. Il est interdit de les cueillir car elles se font rares, mais
la mienne est en pièces détachées, le vent fait courir au
sol son coeur d'artichaut, et le sol est jonché des feuilles piquantes. Une exposition nichée dans un four banal tente de donner quelques explications aux alignements de pierres mystérieuses. Une
phrase renforce leur secret : "Un menhir est une pierre qui ne parle pas mais qui nous
questionne... ".
Nous retrouvons l'auto après un peu plus d'1 heure de marche dans ce décor fabuleux mais très venté. Je
signale à Alain qu'en rentrant par la
D35 par Cocurès nous pourrions essayer
de trouver la cascade de la Lozerette mentionnée sur la carte routière, mais étrangement non reportée sur la carte IGN détaillée de ce secteur.
C'est ce que nous faisons donc, aidés d'un panneau routier qui
nous oriente bien en sa direction. Toutefois au hameau de Lozerette, la route se termine en cul de sac sans qu'aucune autre indication ne nous aiguille. A l'instinct, nous descendons la ruelle
unique et terminons en cheminant dans les ronces, et ne tardons pas, bien que l'accès soit bien encombré, à nous diriger à l'oreille vers la chute d'eau. Alain la devine à travers les friches et
s'extasie. Elle vaut la peine.
C'est vraiment une belle cascade qui dévale
de rochers en rochers. Le retour à Ispagnac est rapide puisque nous sommes déjà sur la commune.