randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Mardi matin, notre destination est à nouveau le sentier de la Vallée du Tarn en partant du village de La
Malène.
L'origine de
ce nom proviendrait de « mauvais trou ou mal-être ». En saison, les bateliers proposent ici, leurs services aux nombreux touristes pour un court voyage romantique
jusqu'au cirque des baumes. Une ancienne barque est exposée à l'entrée du pont, tandis que les kayakistes prolongent eux, leur périple jusqu'au « Pas de Soucy »,
amas de gros rochers sur la rivière que nous visiterons après notre randonnée. Celle-ci balisée de jaune ,
9 kms durant, nous fera grimper jusqu'au Roc de
Hourtous, par le « chemin du facteur » qui grimpait autrefois comme nous l'avons fait jusqu'au hameau de Rieisse en confiant le reste de sa sacoche de courriers à
une des charrettes qui se rendait à Rouveret. L'ascension dure plus d'une heure, le hameau de Rieisse
est composée de jolies maisons et nous dégotons cette
fresque sur la variante qui mène au Roc de Serre. Le site du Roc d'Hourtous est privé et l'accès se monnaye à 1 € en saison, mais reste accessible librement en hiver. Il signifie
« petit jardin en occitan ». Ce promontoire en corniche est bluffant : on ne s'attend pas à se trouver face à un immense gouffre plongeant le regard 400 m plus
bas, vers les détroits et plus à l'Ouest vers le cirque des Baumes, surmonté du Point sublime. A mi versant une dolomie a pour nom : « la dame à l'ombrelle et sa
cour », mais on a beau faire
marcher notre imagination nous
n'arrivons pas à deviner sa silhouette dans le rocher face à nous. L'idée du drapeau flanqué sur le site nous
permet de ressituer ce joli point de vue au fil de notre
descente. Des vautours fauves, 5 au total, nous survolent espèrant notre chute fatale...mais nous reprenons des forces au creux du chemin, pour redescendre jusqu'au Tarn et retrouver un large sentier ombragé au milieu des chênes ,
fruitiers et résineux.
De retour au parking, nous prenons le temps de sillonner la vieille
ruelle du village, puis partons rejoindre le très touristique « Pas de soucy » ; Si touristique que sournoisement
l'accès au belvédère est clôturé jusqu'en avril, et de marches métalliques cruellement supprimées sur l'escalier aménagé pour surplomber ce chaos. Devant ma déception mon frangin déniche un
passage envisageable par les rochers et nous descendons au milieu des broussailles, rampant à fleur de rochers pour savourer ce bel endroit où la
légende prétend que Ste Enimie
aurait tenté d'ensevelir le diable en lui
balançant des rochers, encombrant dorénavant le lit de la rivière, et donnant à cet endroit un cachet spectaculaire, ou encore dans une autre version ou Gargantua le géant, illuminé
par un quartier de lune aurait fait bonne pêche en bousculant quelques gros rochers de sa masse.