randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Nous sommes partis très tôt, le mardi matin, en bus pour 150 kms de route, rejoindre le moyen Atlas et les époustouflantes cascades d'Ouzoud. Arrivés
au village, nous sommes tombés en plein marché, pitorresque et d'un autre âge, il faut avoir le coeur bien
accroché en apercevant les tas d'immondices à 2 pas des stands. Puis en suivant le cours d'eau, et se fiant au bruit on longe quelques maison en pisé, des champs d'oliviers et découvrons les
cascades du haut, ainsi que la vallée où elles se précipitent. Quel spectacle !
Plus de 110 m de chute, d'où se dégage une brume qui crée des myriades d'arc en ciel. Le grondement de la chute, le bouillonnement des eaux au fond des « marmites de géant » creusées par l'érosion, l'exubérance de la végétation, tout concourt à composer un spectacle envoûtant.
On amorce la descente par un sentier de terre, où l'on croise un habitant et son âne, venu ravitaillé les "campings" et le "bar à terrasse" qui bénéficient des plus belles vues entre les canisses et entrelacements de bambous.
Puis des marches permettent de descendre le lo
ng de la cascade, avec sur le
passage un moulin actionné par la force de l'eau. Dans les caroubiers qui ombragent ce site quelques singes magots profitent également du spectacle.
Arrivés au pied des cascades, de drôles de radeaux proposent de s'approcher
encore un peu plus près pour le grand frisson (et 5 dirhams)! Et nous n'avons guère le choix pour traverser que de les emprunter.
De l'autre côté, des gargotes
proposent à déjeuner, nous n'avions même
pas faim et avons profité de la tranquilité des lieux désertés pour immortaliser les cascades du belvédère puis remonter le long des boutiques, et nous résoudre à reprendre le bus avec le plein
d'images et d'émotion.
-