randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Notre dernier parcours dans les calanques en mai 2012 a été inspiré par le magazine "Détours en France" de septembre 2010 où j'ai lu
"le sentier des douaniers
cabote de criques en plages, d'anses en cap. La calanque se divise en 2 parties : petit et grand Méjean, au bout du port, un sentier vous ouvre une porte dérobée sur une crique
de rêve. Difficiles d'accès -sauf par le train- fréquentées mais sans excès, elles incarnent l'âme populaire de la cité, son lien de sang avec la mer, humble et convivial ." De quoi
forcément me séduire, tous les ingrédients pour me mettre en appétit. En suivant le sentier près de la voie ferrée et en rentrant par le TER au retour, on peut compter sur une balade de 4 à 5 h.
Mais nous nous sommes offerts quelques détours bien entendus et y avons passé la journée entière : nous sommes partis tôt et hors saison il a été facile de se garer sur le petit parking au-dessus
du port de Niolon. "Port-calanque poétique et harmonieux",
où l'on descend par un sentier, le long des maisons aux airs de cabanon. On suit le balisage jaune qui suit la voie ferrée jusqu'à un premier viaduc.
Et déjà, nous décidons de diverger du parcours initial pour monter jusqu'à la batterie, un fort militaire du XIXéme siècle, qui
surplombe la côte bleue, avec une jolie vue sur Marseille,
et un bâteau gigantesque de croisière.
Nous marchons un peu au hasard sur les hauteurs,
et nous retrouvons dans le vallon d'Ensérine,
où s'engouffre le vent, qui trompe notre ouïe en nous faisant espèrer apercevoir à chaque virage la mer agitée, dont la rumeur semble nous
parvenir,
alors qu'il ne s'agit que du souffle du mistral. Et puis un tunnel, on en voit vite le
bout et il débouche sur un nouveau viaduc, que nous traversons pour nous nicher
face au rocher du Moulon, pour pique-niquer face aux vagues déchainées.
Cette fois nous évitons de nous éloigner de la voie ferrée,
Et le parcours devient assez spectaculaire, (comme ce pêcheur de dorade qui nous a impressionné) ,
avec des escaliers taillés dans la
roche, avec des allures de Machu Pichu,
une grotte aux peintures rupestres
"?"
très récentes...où Fred joue l'homme des cavernes avant
que nous ne descendions sur le cap Méjean bordé de pins et de belles
résidences secondaires.
Il faut emprunté un petit bout de route puis déniché un escalier qui nous mènera à la calanque de Figuières.
Et puis vient le passage en bord de falaise,
pas
vraiment dangereux bienque la mer soit agitée,
où le seul risque est de tremper les chaussettes,
ce qui nous arrivera bien évidemment...! mais après
un essorage rapide au pied du
viaduc de la Redonne, nous arrivons à 17H pour choper le Ter qui nous
ramène moins sportivement jusqu'à Niolon.