randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Lors de notre première visite à Pâques (voir articles d’avril), nous
avions été émerveillés par les
œuvres de Patrick Mériguet que nous avions
découvertes au hasard de nos promenades du rond-point d’Onzain à Bracieux.
Lors de ce deuxième séjour, j’avais l’espoir
de rencontrer cet artiste et j’étais enthousiaste de le révéler à mes parents et ma fille. Naïvement, nous sommes partis à pied de la maisonnette de
Mégane, en direction du bord de Loire où j’avais aperçu le panneau localisant son atelier. Mais bien évidemment, la visite de son ancien relais de poste, regorgeant de ses trésors ingénieux n’est
envisageable que sur rendez-vous…J’ai alors usé de tous mes arguments au téléphone auprès de cet homme charmant, qui a accepté tellement gentiment de nous ouvrir, nous avouant qu’il était débordé
de travail. A la fois honteuse, émue et exaltée de découvrir cet univers, je n’ai pris que peu de photo, mais savouré cette rencontre avec cet homme pétillant : un ado, tel qu’il se définit
lui-même, qui suinte la sensualité et la passion de son art. Dans la cour, une de ces premières œuvres, pas encore en inox : un cheval cabré légèrement oscillant en
« fragile équilibre » tel que le serait l’animal dans la réalité, symbole de Ferrari, étalon gracieusement incliné entre fougue et liberté de mouvement. Puis cette girouette musicale, avec
laquelle l’artiste a remporté le trophée
du festival des girouettiers à Chef Boutonne en 2004.
Il
prend le temps de nous expliquer sa composition, s’amuse de son « pollul’art » : cette auto, assemblant jouc, tonnelet, lunettes de WC en guise de siège et vieille Barbie mannequin en guise d’emblème. Il nous ouvre les portes de sa salle d’exposition et les détails de ses œuvres nous figent d’émotion :
cette demoiselle à la balançoire qui nous
fait chantonner
« un’demoisell’sur un’balançoire se balançait à la fête un dimanche, elle était belle et l’on pouvait voir ses jambes blanches sous son jupon
noir… » , ou ce
portrait de Jack Lang, dont l’œil et le sourcil représente le pont Jacques Gabriel ;
toutes ces courbes sensuelles qui nous entourent et nous font cheminer dans l’esprit de son auteur, c’en est troublant. Pour bouquet final, enfin, Patrick Mériguet nous ouvre son atelier, où le
patron-papier de son œuvre en cours, est étalé sur le sol, ses outils et son projet en cours : une contrebasse-femme. Nous sortons de cet endroit impressionnés, enchantés et charmés comme
d’un lieu de culte d'où nous avons eu le privilège d'être acceptés comme des "initiés"!