randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Je ne pouvais pas faire découvrir le secteur à mon frère, sans lui réserver une journée au Salève et profiter d' une vision panoramique sensationnelle, plongeant
sur
Genève et sa rade bien sûr, le Léman, le Jura, mais aussi et surtout la chaîne
des Alpes suisses et françaises, dont le massif du Mont-Blanc. Après avoir fait monter mes parents par le téléphérique puis mon homme par la grotte d'Orjobet (voir articles de novembre 2010 en
cliquant sur calendrier du blog), je souhaitais y accéder par l'autre versant et retourner par le sentier de l'ancien funiculaire de Monnetier. De 1893 jusqu'en 1935, on y montait grâce au chemin
de fer à crémaillère passant par le village de Monnetier. Communément appelé le funiculaire, ce fut même le premier train électrifié de montagne au monde. Le village, à l'abri dans sa combe, fut
une "station touristique et climatérique". A son âge d'or, il comptait une quinzaine d'hôtels et cliniques, car son bon air était recommandé aux malades. En 1856, Wagner y aurait composé la
Walkyrie. L'ancien Grand Hôtel du Parc est aujourd'hui un hôpital psy de la Fondation Cognac-Jay, plus précisément un FAM (comme l'établissement où je travaille).
Après avoir pinaillé pour trouver le départ de notre rando,
nous nous sommes garés à l'Eglise, et avons suivi la « route des 3 lacs » - familière à mon frère-(sauf que les siens, creusois, sont moins grands!) Pour nous élever vers le Salève,
nous
avons opté pour le chemin le plus court qui grimpe vers le
téléphérique en passant par le Chalet de la Croix (environ 1h30 ). Plus long, un second itinéraire emprunte, depuis le cimetière, l'ancien talus du funiculaire. Les deux se rejoignent un peu
avant le téléphérique....nous n'avons pas réussi à le dénicher pour le retour mais basta ! De l'église on rejoint d'abord un oratoire, par une sente raide, en partie rocheuse. On aperçoit le
château de
Monnetier, nid d'aigle qui abrita une pension jusqu'en
1989. La vue s'ouvre sur la droite vers Genève, on aperçoit le jet d'eau, alors que plus près l'Arve divague -l'avions logé, la veille, en VTT. Arrivés au téléphérique,
nous avons contemplé l'expo photo
puis encore 20 minutes (et une dénivellation
positive de 150 mètres), pour arriver à une ancienne table d'orientation
et une aire d'envol des parapentes et ailes delta (1212
mètres d'altitude).
L'endroit nous a semblé idéal pour reprendre des
forces, le temps d'un pique-nique sur un banc. Puis avons rejoint
l'antenne à 200 mètres sur la gauche, franchi un panneau de mise en garde pour les zones de paturages et poursuivi à travers pré en longeant un rocher
gravé d'un « F ». J'avais hâte de faire découvrir « la corraterie » à Alain, et histoire de lui mettre un peu plus la pression, nous croisons un groupe dont l'1 évoque le
passage vertigineux qui nous attend. Moi je
l'aborde avec bonheur, attentive à l'émotion d'Alain. Pour apparté, il faut dire qu'il ne s'est pas gêné dans l'enfance pour me mettre à l'épreuve,
« sa petite soeur », dans des « parcours du
diable » de son invention partagés avec son jumeau. Puis nous atteignons le
« trou de la tine »
et regrimpons sur
les crêtes en longeant une paroi d'où des souliers pendent au bout d'une corde !! La façon
de jauger de la hauteur pour un escaladeur que nous verrons plus haut, amorçant sa descente dans le vide. Sur la crête, une nouvelle zone de parapentiste nous fait espérer assister à un envol,
mais le sournois a attendu notre départ
en direction du cairn et du
versant panoramique sur la chaîne du Mont blanc. Nous assisterons
toutefois, à de beaux vols planés au gré des vents sur fond de décor du Léman
et bouclerons cette journée d'une fatigue apaisante pour mieux repartir de plus belle le lendemain....