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randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales

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Tronçais compte un tricentenaire de moins, le vieux Morat abattu le 5 février 2011

 Au nord-ouest du département de l’Allier, non loin de Montluçon, le pays de Tronçais bruisse de vie et de légendes à l’ombre de la plus belle chênaie d’Europe. Je vous propose de vous faire partager les infos que j' ai puisé dans le guide de Chamina « Pays de Tronçais », grâce auquel j'ai contacté un parcours en boucle qui nous a permis de longer, en avril 2009, 4 des 5 étangs où se reflète l'image multiséculaire des chênes de cette futaie cathédrale, classée Grand site national, et d'aller à la découverte de ses fontaines et de son histoire.

Nous sommes partis du « rond du Vieux Morat » à St Bonnet de Tronçais, du nom du fleuron des vétérans qui vient d'être abattu ce vendredi 4 février 2011. Après avoir subi l’attaque du grand capricorne, insecte xylophage, la tronçonneuse lui a été fatale mettant à terre ce colosse de 20 tonnes, comme déjà son frère  le chêne de Morat, abattu lui, le 20 janvier 2006 : 39 mètres de haut, 340 ans; pour vivre une seconde vie de barrique pour vin de prestige.

De là, part la balade « Les sept chênes » au cœur de la futaie Colbert.

La Futaie Colbert est le sanctuaire d’arbres vénérables, enracinés dans l’histoire, qui veillent en patriarches depuis presque quatre siècles sur la foule de leurs cadets. Le premier rencontré sur notre parcours est le chêne Saint-Louis (+ de 400 ans, circonférence 6 m, hauteur 34m).

On l'atteint en longeant les vestiges des anciennes forges de Morat et son étang artificiel où se reflète fièrement sa cheminée à section carrée. En effet à partir de 1788, survient un événement capital pour l'économie de la région : Nicolas Rambourg, un maître des forges lorrain. Il obtient un emplacement et un bail d'exploitaton pour créer un site de production métallurgique. 3 forges sont construites : Tronçais, Sologne et Morat ainsi que des étangs pour les alimenter en eau. Dès 1861, elles se spécialisent dans la trèfilerie, la câblerie et la serrurerie et emploient 500 personnes. Elles fermeront en 1932.

Puis sur le parcours se dresse le chêne Stebbing 37 m (ainsi nommé en hommage au directeur de l'école forestière d'Edimbourg qui séjournait à Tronçais régulièrement dans les années 50)

Puis celui qui a été rebaptisé pour la 3ème fois !!: le chêne de la Résistance En effet on ne baptise plus d'un nom de personnalité pour éviter les polémiques...

De naissance présumée vers 1640 ; extrêmement droit, il fut à l'origine appelé par les bûcherons « Chêne des 40 mètres »…Sa circonférence avoisine les 3,60 m, sa hauteur totale 41 m. Après avoir été le « Chêne Maréchal Pétain » lors du baptême du 8 NOV 1940 il fut rebaptisé clandestinement le 13 février 1944 par trois bûcherons « Chêne Gabriel Péri », du nom d'un député fidèle à ses convictions qui mourut, fusillé par les troupes d'occupation en 1942, et enfin Chêne de la resistance après que le panneau ait été arraché à plusieurs reprises, et son tronc criblé en 1945 ! à moins que les traces visibles sur le tronc ne soient dues aux griffes des ébrancheurs....finalement la plaque qui évoque le 13 février 1944 a été perchée plus haut. Et il a été entouré de planchettes.
Près de lui se trouvent des arbres de circonférence encore plus impressionnante, mais il a dû être choisi pour sa silhouette bien élancée et rectiligne. J'ai trouvé d'ailleurs amusant ce petit arbre ensuite tout biscornu au pied d'un de ces géants, il semble faire des courbettes, une révérence, une danse en hommage à sa majesté le chêne tout droit ? Nous avons choisi de faire notre pause déjeuner ici. Nous n'avons pas poursuivi sur le chêne Jacques-Chevalier qui porte le nom du philosophe et écrivain de la forêt, car il n'a pas résisté à la tempête de février 2009, et avons emprunté la piste qui mène à l'étang de Tronçais.

Arrivés au Rond neuf, nous avons eu une hésitation, il faut dire qu'avec tous ces ronds on craint de tourner en rond ! C'est ainsi que sont nommés les carrefours en étoile formés par les routes forestières et les lignes de parcelles. On en compte une soixantaine, les + vastes présentent jusqu'à neuf branches comme le rond de la cave et le rond gardien. Fred a sorti ses jumelles, mais nous avions beau chuchoté et nous faire discret, nous n'avons pas repéré sa majesté le cerf, en revanche, pas besoin de prêter l'oreille, le chant des oiseaux est impressionnant, le coucou, le grand pic noir avec sa crête rouge et tous les autres nous ont accompagnés en chemin dans une chorale retentissante, on avait l'impression d'une bande son ajoutée sur le parcours, et puis dans certaines zones le silence qui en devenait presqu'inquiétantes en transition.

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H
<br /> Les celtes adoraient les arbres, c'est vrai que c'est beau et plus "vivant" qu'une pierre.<br /> Je ne sais pas si il est toujours debout mais l'un de ces arbres portait le nom d'Emile Guillaumin qui a écrit "la vie d'un simple"...<br /> <br /> <br />
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Y
<br /> Tres belle photo ton premier étang !<br /> <br /> <br />
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