randos à partager, plaisir de découvrir des paysages, terroirs et histoires locales
Mercredi Florac, que nous parcourons en long et en large au fil de ses fontaines et
trompe-l'oeil, sans croiser presque âme qui
vive, (et le marché du jeudi matin ne sera guère plus peuplé).
Beaucoup de magasins sont d'ailleurs
fermés comme nous l'avions aussi remarqué à Ste Enimie. En saison pourtant, il est impossible de se garer dans cette sous-Préfecture,
et l'on circule à
touche touche dans les ruelles. Nous faisons honneur au collectif « des paysans " en nous approvisionnant de souvenirs locaux délicieusement co
mestibles : le Pélardon (fromage de chèvre AOC),
différents produits à base de châtaignes ou de miel (dont les miellettes du Bougès). Nous allons au bord de la source du pêcher au faible débit (pas aussi belle qu'elle n'est présentée sur les
cartes postales), mais qui alimente un vivier de truites composé de plusieurs bassins puis s'écoule à travers la ville. Le château héberge le siège du Parc national des Cévennes qui propose de
courts sentiers d'interprétation des paysages. Nous optons pour celui du Pradal : Nous nous élevons par la D 16, au-dessus de la ville, jusqu'au pied de l'antenne relais. Cette vaste
exploitation semble posée
au milieu du causse nu. Au bord des corniches rocheuses s'offre à nous 
un point de vue sur les vallées du Tarn, de la
Mimente et du Tarnon, coiffé des sommets du Mont Lozère où nous randonnerons l'après midi. Sur le plateau en revanche, l'horizon s'étend sur le Causse Méjean et Causse Sauveterre,
ample espace ras, à la végétation pelée, avec en point de mire un ancien Moulin à vent, témoin de l'importante
production céréalière qui caractérisait le Causse au XVIIIème siècle.
Ce petit parcours de 3 kms, en cette matinée
ensoleillée est très agréable et se termine en
saluant quelques descendants de la célèbre
Modestine, ânesse de Stevenson, dont
nous nous apprêtons à suivre les traces au sommet du Finiel.